Diaporama de mc-roody

9
L'orgueil contre la paresse
Pourquoi te lèves-tu le matin? A part l'envie de pisser, qu'est-ce qui te pousse ainsi à bouger? Moi, mon plus grand bonheur, une fois le café avalé au lit, est de me rencogner sous la couette. Je tente alors désespérément de retrouver mes rêves là où je les avais laissés. Tiens, cette nuit, j'étais en stage avec un groupe de jeunes femmes et d'hommes; on nous emmène dans un vestiaire où il faut se déshabiller et prendre sa douche, ensemble... Ding! C'est là que le réveil sonne!... Je ne saurai jamais la suite. Ni d'aucun de mes rêves sublimes et passionnants. Bien sûr, comme tout le monde, j'ai volé des heures durant au-dessus des toits et des campagnes et c'était plutôt agréable. Je suis tombé souvent dans des trous sans fin, je hurlais et c'était horrible. Je me suis retrouvé tout nu dans la rue et c'était ... bizarre. Mais le réveil sonne, toujours. Il faut se lever, bouger, partir. Réincarné, je serais un lézard, c'est sûr
En attendant, "chaque matin, le soleil se lève pour les autres" comme dit si bien Lautréamont. Il faut y aller, vers son destin du quotidien. Et le plus étonnant, c'est que sans haine et sans passion, j'y vais quand même. J'espère peut-être en secret que la comète s'écrase, que le sol se déchire, que je gagne au Loto sans jamais y jouer. Mais il ne se passe jamais rien de ce genre et je continue quand même à bouger.
Dans une ultime réflexion sur moi-même, l'autre jour, j'ai enfin compris pourquoi: malgré l'évidence mille fois répétée, malgré le passé et l'histoire, malgré tous les échecs et toutes les frustrations, et aussi dingue que cela puisse paraître, je me crois encore pas tout à fait inutile. J'imagine dans ma folie égotique apporter une pierre essentielle à l'édifice. Je crois exister quand même, grain de sable oui, mais roseau pensant aussi et cette tige si faible c'est moi et personne d'autre. Et ce moi qui m'exaspère c'est aussi celui qui me fait avancer.
C'est donc bien l'immensité de mon orgueil qui fait bouger la lourdeur de ma paresse. Je suis né avec: j'étais si bien dans le ventre de ma mère et il a fallu que cette lumière et ce bruit m'attirent, comme s'ils m'appellaient. Ce malentendu original est ma croix. J'ai cru qu'on me voulait, ailleurs, et j'y suis allé. Mille fois j'en suis revenu, dépité. Mille fois, j'y suis retourné.
Chaque matin, je me lève quand même, après de longues hésitations, parce que je me dis que le monde a besoin de moi. Et il suffit d'un sourire pour que je le croie!...
Publié par Lucien à l'adresse 05:50 0 commentaires
Libellés : Textes
mercredi 30 septembre 2009
Il y a toujours quelque part
Il y a toujours quelque part
Un chien qui aboie
Le cri affreux d'un corbeau
Une vieille femme en noir qui étend son linge d'un air las
Des nuages en désordre qui vous surveillent
Et une mouche pour vous emmerder

Il y a toujours quelque part
Des pierres encore des pierres
Sur quoi vous butez
Et de l'herbe brûlée par le temps
Un papillon qui vient vous dire bonjour
Un vert lointain où poser le regard
Et des horizons plus grands que votre âme

Il y a toujours quelque part
Une montagne hautaine
Un vent libre et frais
Une source guillerette
sautillant dans les rochers
Le soleil qui joue avec les ombres

Il y a toujours quelque part
Une flèche d'église tellement plus haute que les toits
Un village en équilibre sur son éperon

Il y a toujours quelque part
Un air d'éternité pour se moquer de vous
Et au milieu de tout cela
Il y a toi qui me souris
Publié par Lucien à l'adresse 08:57 0 commentaires
Libellés : Poemes
lundi 21 septembre 2009
Bruits

D'abord un seul bruit
La source
Ses rebonds sur les rochers
Notes joyeuses de musique lègère
Longtemps seules dans l'espace-temps
Puis l'appel d'un oiseau
Simple et direct
Sans fioritures
Pas de temps à perdre
Que dit-il?
Puis des grondements d'orage
Pas bien méchants
Et toujours en fond de tableau
Une brise qui passe doucement
En silence
Hélas même ici l'avion
Invisible et lointain
Bourdonne un peu
Publié par Lucien à l'adresse 05:05 0 commentaires
Libellés : Poemes
samedi 7 mars 2009
Extérieur jour

De sa fenêtre de train il regarde fuir
Sous les nuages gris immobiles
Les couleurs d'automne et les lignes
Champs et collines mêlées
Arbres violets et toits rouges
Devant lui tout est droit et courbe
En bas tout s'en va
En haut rien ne bouge

Il contemple assis les ombres rases d'un soleil rare
La pique soudaine d'un clocher
Les frondaisons des bosquets
Où se cachent secrets locaux amours inavouées
Il imagine ces vies violées
Par son regard TGV
De passant mécanique et froid

A quoi pense le voyageur
Spectateur de la vie qui passe
Sa vie va comme ce train
A toute vitesse et sans escale
Au bout il faudra descendre
Sans être forcément attendu
Qui sait

A défaut de certitudes il s'accroche aux traces
Dans les champs les arabesques des tracteurs
Dans le ciel le V des migrateurs
Et le coton blanc des avions
Et puis ici et là dans un hasard organisé
La fumée qui fuit des cheminées
Le pylône crucifié des fils électriques
Les rambardes comme des rails
Des taches et de l'eau
Des morceaux des bribes
Les rangées de serres
Les filets déployés offrande d'arbres fruitiers
L'horrible usine et la vieille ferme
Les silos cathédrales
Et partout ces barrières infinies

Pas le temps de voir les hommes
Ils sont trop petits à cette vitesse
On ne voir que leurs indices
Et les animaux qui s'accrochent à la terre

A quoi sert de penser
Quand tout s'échappe et fuit
Tout finit par rien
Qui sait
Publié par Lucien à l'adresse 08:13 0 commentaires
Libellés : Poemes
jeudi 17 juillet 2008
La musique et la nuit
La nuit d'été trop douce
Je suis resté dehors
Elle joue
Par la porte ouverte les notes du piano fuient
Je les regarde s'envoler dans le noir
Rejoindre les nuages
Danser avec eux sur un tempo lent
Les croches les noires et les nuages blancs
Elle joue et le vent s'est arrêté de respirer
Moi aussi
C'est çà le problème
La nuit est grave et la musique aigue
C'est çà le problème
C'est chiant Chopin dit-elle en changeant de partition
Elle ne sait pas sa grâce à elle
Pour moi tout ce qu'elle touche luit
Joueuse elle est ma lumière dans la nuit
Elle est mon rythme
Le vent profite d'un soupir pour pousser le sien
Moi aussi
La musique et la nuit c'est pareil
On attend la suite, on attend l'aube
Où tout viendra avec la simplicité
D'un c½ur transparent
Mais ce serait trop simple
La musique ne résoud rien
Elle envoie ses notes dans la nuit calme
Ce sont des estafettes
Des phrases caressantes
Des sourires légers
Ou des escaliers qui tournent sans fin
Comme ma tête vers le ciel
Elle envoie ses notes et c'est tout
Un cadeau sans accusé de réception
Quelques questions qui tourneront sans fin
Dans ma tête étoilée
Elle joue
Et sa musique alanguit les étoiles
Adoucit leur halo là-haut
La nuit ne sera plus jamais la-même
Sans elle au piano
Moi non plus
Ou alors je serai la nuit
Publié par Lucien à l'adresse 16:44 1 commentaires
Libellés : Poemes
samedi 28 juin 2008
Avant , après

Avant, j'étais un homme d'ombre et d'onde, pleurant seul, ballot d'aube. Et me voici lumière active, chassant l'inutile, fuyant les prémices obscures de la mort. Long fut le temps où je cherchais l'indicible, au-delà de la poussière des jours. Aujourd'hui, je cours, hâté par les battements du coeur, peuplant le présent d'un corail de pacotille, futile barrière anti-futur, anti-noir, anti-tout. J'étais larve du soir, fantôme d'attirance. Et me voici prévisible espérance.
Fallait-il être hier fondu dans les couleurs neutres du feutre automnal ou maintenant vibrant bêtement sur des fréquences arc-en-ciel? Entre douleur et fureur, je suis à jamais inachevé, comme le plus petit des hommes et j'aime cette ressemblance à la communauté. J'appartiens à l'humanité par mon incomplétude structurelle. Plus je suis imparfait, plus je m'ancre. Quand je crie mon impuissance, l'écho de la terre se parre d'infini.
Ma solitude est multiple, mon désespoir infime, mon avenir sans surprise.Mes mains fabriquent ma tour d'ivoire tandis que sèche mon coeur. Je vois une vie sereine avec des yeux de comptable quand je vivais l'errance avec une âme de poète.
La marque du bonheur imprime mon sourire. Ma peau est lisse comme un bébé. J'ai perdu mes crevasses en même temps que mes cheveux. Je marche droit vers la fin avec une force joyeuse et contrôlée. La route monte de plus en plus, le soleil me frotte le dos et me dessine une ombre gigantesque, je reste coi, les oreilles bouchées de certitude.
Un jour, peut-être, se marieront mes deux destins, mon passé d'abondance et d'ébauches et mon présent de fer apparent. Ce jour-là, gare, je serai le roi de la terre.Et je n'aurai plus qu'à mourir et comparaître. Alors je dirai à Dieu : Seigneur, me voici, pêcheur à occurence multiple (vous seriez jaloux d'un saint). J'ai cherché et suivi toutes les voies qui mènent à vous. J'ai rêvé et j'ai agi. J'ai aimé et j'ai créé. J'ai pleuré et j'ai combattu. J'ai écouté et j'ai dirigé. J'ai donné et j'ai entrainé. Mes rêves me rapprochaient de vous mais dans une forme d'inutilité. Mes actes me rendaient insouciant mais je perdais le sens du bien. L'amour m'a comblé mais il m'a occupé dans un quotidien douteux. Mes pleurs étaient des gouttes d'insuffisance, mes combats une vaine agitation. Et quand j'ai voulu emporter d'autres derrière moi, j'ai souvent quitté les routes de la théorie pour un chemin ou tout est discutable.
Seigneur, me voici, alors maintenant, dites-moi, que fallait-il faire? Et Dieu, de sa voix caverneuse et douce, me donnerait enfin cette réponse que je ne connais pas et qu'il faut que j'attende encore, esclave combattant avec ses deux vies, homme fatal de la dichotomie, imparable amant du futur antérieur, funambule de l'inestimable impossible, gratteur de racines incomestibles, chercheur d'ailleurs successifs, sectomisé génétique du chromosome bonheur.
Publié par Lucien à l'adresse 09:38 0 commentaires
Libellés : Textes
Bruit

L'autre jour, perdu dans des tristesses existentialistes abyssales, même pas bourré, je me posais cette question fondamentale : qu'est-ce qui prouve, vraiment, qu'on existe ? Laissez tomber les banalités, s'il vous plait, l'amour qui nait, le regard d'un enfant, la tige qui bourgeonne au printemps, non merci, je vous parle sérieusement, on n'est pas dans un roman de gare ici. Même les trucs genre c'est pas le chemin qui est difficile, c'est difficile qui est le chemin, laissez tomber aussi, ça m'énerve, c'est rien qu'une explication des riches et des puissants pour que les opprimés et les esclaves se contentent de leur malheur et continuent à trimer sans rechigner.
Donc, je sentais déjà poindre l'horrible et définitive réponse du grand vide, du néant tout noir, quand, soudain, mon oreille fut attirée par un bruit. Et, avant même de reconnaître la source de ce dérangement, j'avais la réponse à ma question. Car ce bourdonnement à la fois habituel, régulier et heurté avait quelque chose de rassurant, calfeutré, cocoonant.
Il était beaucoup plus qu'un ronronnement, il était un symbole rempli de sens et de mémoire. Il ressemblait, en plus doux, en plus familier, au tacata-tacata du train qui roule et vous emporte.
Il vous parle au c½ur et au corps, il vous enveloppe sans vous déranger. C'est un bruit à éclipses, parfois il s'interrompt et alors, angoissé, on se demande s'il va reprendre. Il bat selon plusieurs rythmes comme une symphonie, passant du roulement des cuivres au chuintement des violons. On sait bien que ce barouf domestique, horodaté, aura une fin et quand il s'arrête, dans un crescendo presque angoissant, on pousse un soupir, c'est terminé mais pour un moment seulement, une tâche a été accomplie, un épisode du feuilleton, une étape a été franchie dans la vie mais une autre viendra, on le sait, qui prendra le relais et alors tout continuera, rien ne s'arrête vraiment, tout se suit.
C'est un bruit à épisodes. Il y a des jours avec et des jours sans et ces jours-là on sent comme un vide dans son âme
Grâce à ce ramdam feutré, notre vie avance, des pleurs sont lavés, on se refait une virginité, on peut provisoirement tirer un trait sur le passé et croire qu'on a encore de l'avenir puisqu'avec ce bruit on nous prépare quelque chose pour l'affronter.
C'est un boucan léger qui remonte à l'enfance, bien sûr, il me fait penser à ma mère, il signifiait que pour une fois elle s'occupait de moi, alors que pour le reste elle me confiait à des bonnes espagnoles qui passaient leur temps à m'obliger à manger de la soupe à la tomate, la soupe rouge, la soupe de sang, que je détestais. Les autres bruits de l'enfance, c'était des cris qui cassaient les oreilles et le c½ur. L'aspirateur, par exemple, quelle horreur ! Je le voyais comme un ogre prêt à dévorer mes jouets, un espion fouillant dans tous mes recoins. La chasse à la saleté n'était qu'un prétexte à violer mon intimité.
Ce bruit-là seul dont je parle est à la fois présent et rassurant, il génère des odeurs de douceur et de tendresse, il crée de la chaleur et des caresses, il vous fait une place dans la vie, non seulement on existe mais, quelque part, quelqu'un se préoccupe de vous et c'est çà la vraie réponse à ma question.
Vous avez deviné, n'est-ce pas ? C'est le bruit du lave-linge.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le mercredi 25 novembre 2009 13:55

Modifié le mercredi 25 novembre 2009 14:14

lache tes com's

lache tes com's

TROP TARD



Nature, accomplis-tu tes oeuvres au hasard,
sans raisonnable loi ni prévoyant génie ?
Ou bien m' as-tu donné par cruelle ironie
des lèvres et des mains, l' ouïe et le regard ?
Il est tant de saveurs dont je n' ai point ma part,
tant de fruits à cueillir que le sort me dénie !
Il voyage vers moi tant de flots d' harmonie,
tant de rayons qui tous m' arriveront trop tard !
Et si je meurs sans voir mon idole inconnue,
si sa lointaine voix ne m' est point parvenue,
à quoi m' auront servi mon oreille et mes yeux ?
à quoi m' aura servi ma main hors de la sienne ?
Mes lèvres et mon coeur, sans qu' elle m' appartienne ?
Pourquoi vivre à demi quand le néant vaut mieux ?



mc-roody







Sensation



Par les soirs bleus d'été, j'irai dans les sentiers,
Picoté par les blés, fouler l'herbe menue:
Rêveur, j'en sentirai la fraîcheur à mes pieds.
Je laisserai le vent baigner ma tête nue.
Je ne parlerai pas, je ne penserai rien:
Mais l'amour infini me montent dans l'âme,
Et j'irai loin, bien loin, comme un bohémien,
Par la Nature, - heureux comme avec une femme.



princesse.







Amour, que n'ai-je en écrivant la grâce ...



Amour, que n'ai-je en écrivant la grâce
Divine autant que j'ai la volonté!
Par mes écrits tu serais surmonté,
Vieil enchanteur des vieux rochers de
Thrace.
Plus haut encor que Pindare et qu'Horace,
J'appenderais à ta divinité
Un livre enflé de telle gravité
Que Du Bellay lui quitterait la place.
Si, vive encor, Laure par l'Univers
Ne fuit volant dessus les Thusques vers,
Que notre siècle heureusement estime,
Comme ton nom, honneur des vers François,
Victorieux des peuples et des Rois,
S'envolerait sur l'aile de ma rime!

# Posté le samedi 23 mai 2009 11:17

Modifié le samedi 23 mai 2009 11:27

en mode triste

en mode triste
je suis allée à une soirée,
maman,
et je me suis souvenu de ce que tu m'avais dit.
Tu m'avais dit de ne pas boire,
maman,
alors je n'ai pas bu avant de conduire,
maman,
même si les autres m'ont incitée.
Je crois que j'ai fait la bonne chose,
maman.
Je sais que tu as toujours raison.
Maintenant, la boum est presque terminée,
maman,
et tout le monde prend le volant.
Quand je suis entrée dans mon auto,
maman,
j'ai su que je rentrerais à la maison en vie, car je t'ai écouté
maman,
je n'ai pas bu.
J'ai commencé à conduire,
maman,
et comme je sortais pour prendre la route, l'autre auto ne m'a pas vue,
maman,
et elle m'a frappé.
Je suis étendue sur le pavé,
maman.
J'ai entendu le policier dire que l'autre garçon était saoul,
maman,
et maintenant, je suis celle qui paye !
Je suis couchée ici, en train de mourir,
maman,
j'espère que tu arriveras bientôt.
Comment ceci pouvait m'arriver à moi,
maman ?
Ma vie vient d'éclater comme un ballon.
Je baigne dans mon sang,
maman.
J'entends les ambulanciers parler,
maman,
et je vais mourir dans peu de temps.
Je voulais simplement te dire,
maman :
je te jure que je n'ai pas bu !
C'était les autres
maman.
Les autres n'ont pas réfléchi.
Ce garçon était probablement à la même soirée que moi.
La seule différence,
maman,
c'est qu'il a bu et que c'est moi qui vais mourir...
Je sens beaucoup de douleur maintenant.
Le garçon qui m'a frappé marche
maman
et je ne crois pas que ce soit juste.
Je suis étendue ici en train de mourir
maman
et il me regarde en me fixant...
Dis à mon frère de ne pas pleurer,
maman
Dis à papa d'être brave
maman
et quand je serai au paradis ,
maman,
tu écriras :
la fille à papa, sur ma pierre tombale.
Quelqu'un aurait dû lui dire,
maman,
de ne pas conduire s'il avait bu.
Si seulement quelqu'un lui avait dit,
maman,
je serais encore vivante.
Ma respiration devient de plus en plus courte,
maman,
et j'ai peur.
S'il-te-plait, ne pleure pas
maman.
Quand j'avais besoin de toi tu étais toujours là
maman.
J'ai une dernière question avant de te dire adieu
maman:
Je n'ai pas bu avant de conduire,
maman
alors pourquoi suis-je celle qui meurt ?

# Posté le mardi 13 janvier 2009 21:55

Modifié le samedi 19 septembre 2009 22:30